Rapa Nui

« Râpe à nouilles… »

Nous laissons donc le continent Sud Américain derrière nous pour aller découvrir l’immensité de l’Océan Pacifique (oui d’accord, uniquement une petite partie).

Après un vol  d’environ 6h dans un avion tout neuf depuis Santiago, nous apercevons ce qui est probablement la plus mystérieuse des îles, Rapa Nui, l’île de Pâques! Située à 3000 km de l’endroit habité le plus proche, ce petit bout de terre triangulaire mesure 20 x 12 km (base x hauteur) et comprend un seul vrai village, Hanga Roa. L’île appartenant au Chili est vraiment perdue au milieu de nulle part!

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À peine descendus de l’avion, voilà une jolie tempête qui nous accueille. Non, ce n’est pas une île paradisiaque où il fait toujours beau et chaud. Elle ressemble plutôt à l’Irlande, avec ses collines privées de végétation, ses falaises tombant dans l’eau et le temps variant d’un moment à l’autre. L’île entière est un parc national et classé Unesco, nous devons donc nous quitter du droit d’entrée qui s’élève à 30’000 Pesos chilien (Fr. 45.-) par personne.

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Un petit air d’Irlande

Changement d’ambiance à l’aéroport, parmi les locaux de l’île accueillis avec des colliers de fleurs, tentant de récupérer nos affaires sur le tapis roulant entre les glacières et les téléviseurs, nous parvenons enfin à sortir et nous sommes les derniers.

Nous nous dirigeons à pied, directement depuis l’aéroport, vers le camping situé au bord de l’océan. L’endroit est superbe et très bien aménagé. Nous espérons juste que notre tente va supporter tout ce vent, car elle se plie dans tous les sens… Mais comme dit l’adage: qui se plie, ne se rompt pas!

Pour conclure la journée, nous nous baladons un peut sur la côte à la découverte de nos premiers Moaïs, les fameuses statues en pierre sculptées d’une seule pièce, et profitons du coucher de soleil avec une excellente bière locale pour Melanie (Fr. 5.50 tout de même, ça annonce la couleur au niveau des prix!) et un Sprite pour Claudio, encore en phase de récupération (voir article précédent).

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Nos premiers Moaïs!

Le Volcan Rano Kau et Orongo

Après une nuit bien mouvementée en raison de la tempête, nous voilà prêts pour une petite randonnée qui peut-être amorcée directement depuis le camping. Sur le chemin, nous découvrons une grotte avec quelques peintures et passons dans une forêt d’eucalyptus, avant de monter vers Rano Kau, le volcan situé tout au sud de l’île.

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Depuis la grotte
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Oiseaux en peinture, si si!
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Qui a dit qu’il n’y avait pas d’arbres sur l’île?

Une fois en haut, le spectacle est grandiose: un cratère rempli d’une lagune et d’une flore originelle préservée à base de roseaux avec une ouverture sur le pacifique. Magique! Par ailleurs, personne ne nous avait déjà parlé auparavant de cet endroit en relation avec l’île de Pâques.

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Le cratère qui nous était inconnu
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Ah ces couleurs…

Nous contournons ensuite le cratère pour visiter l’ancien village d’Orongo, occupé seulement durant les cérémonies de l’homme oiseau, Tangata manu, une fois par année. Ce dernier étant élu lors d’une compétition dont le but était de ramener un œuf d’un oiseau nichant sur l’îlot situé en face. Évidemment il fallait y aller en nageant, en grimpant la falaise et en revenant vivant…

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Va voir chercher un oeuf sur l’îlot…

La compétition se faisait entre les élus des différentes tribus de l’île, les Hopus. L’ancien village était composé de maison ovales dont on peut bien reconnaître les fondations et dont certaines on été reconstruites. Il y a également des pétroglyphes à voir et bien sûr la vue sur le cratère d’un côté et sur l’océan de l’autre.

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Maisons ovales
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Exemple d’intégration dans le site

La suite de la balade nous emmène de l’autre côté du cratère et à travers une forêt pour redescendre au village. Décidément cette île a beaucoup à faire découvrir !

Plage de Anakena, Tongariki et Rano Raraku

Le lendemain nous louons un scooter pour partir à la visite des différents sites sur lesquels se dressent les fameux Moais. Nous commençons par traverser l’île et nous nous rendons sur la seule plage de l’île : Anakena. Sable blanc, cocotiers importés de Tahiti, eau turquoise et 6 Moais redressés sur leur plateforme (Ahu).

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Depuis la plage…

Ceux-ci sont très bien conservés et on reconnaît bien les visages, finement taillés dans la pierre. Le site est tellement beau que nous décidons de nous baigner malgré la fraîcheur de l’eau (20 C). Un avant-goût de paradis!

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La carte postale!

Nous longeons ensuite la côte en nous arrêtant à chaque site indiqué. Nous découvrons des pétrographes, entre autres, à Papa Vaka, et bien sûr d’autres Moais. Les plus impressionnants sont ceux de Tongariki, quinze statues sur leur Ahu de plus de 200m de long. Le tout entouré de chevaux sauvages se promenant à leur aise sur le site.

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Les fameux pétroglyphes
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Face à face

Ensuite nous arrivons à la fameuse carrière Rano Raraku, située un peu en hauteur, où les Moaïs étaient taillés avant d’être transportés sur les sites (on ne sait pas exactement comment, vu leur poids…).

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La carrière des Moaïs

L’endroit est magique avec les dizaines de têtes plantées dans la terre regardant l’océan. D’ailleurs on pense que les têtes présentes sur place ont également un corps, enterré! D’autres statues sont encore dans la roche en phase d’être sculptées. On aurait pu contempler les statues pendant des heures, mais le site ferme à 17h30.

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Moaï de Pise
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Le lieu est fascinant
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Impassibles face au temps
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Oeuvre inachevée
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Moaï hautain

Nous rentrons donc à Hanga Roa afin de chercher le nécessaire pour préparer notre souper, tout aussi exotique, un peu plus loin, au bord de l’océan avec le coucher de soleil devant nous: une bonne fondue moitié-moitié avec vin blanc, viande séchée et cornichons (gentiment ramené par Samy qui nous avait rejoint à Valparaíso)! Un délice et un moment complètement surréaliste!

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Peut-être la première moitié-moitié pascuane?

Puna Pau, Ahu Akivi et Ahu Tahai

Le lendemain matin nous avions prévu d’aller voir le lever du jour à Tongariki, en ayant encore le scooter à disposition le matin. C’était sans compter la pluie qui nous a découragé de sortir de notre tente… Une fois le soleil revenu, nous retournons à la carrière des Moaïs pour voir l’autre partie du site: un joli lac formé dans le cratère du volcan, endroit idéal pour prendre notre petit déjeuner avant de rendre notre véhicule.

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Le calme absolu

Notre quête d’un wifi en vue de réserver la suite de notre voyage nous amène ensuite dans un café où nous pouvons nous connecter en buvant un véritable espresso! (Il en faut peu pour être heureux…) Nous décidons ensuite de relouer un scooter pour continuer notre visite de l’île. En fin d’après-midi nous nous rendons donc à la carrière de Puna Pau, où les pukas (le chapeau ou les cheveux des Maïs) étaient façonnés. Elle est bien évidemment située à un tout autre endroit de l’île par rapport à l’autre carrière, Rano Raraku. La roche est différente (rouge) et nous nous disons une fois de plus que cette histoire de statues est tout de même incroyable.

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Pukas pas terminés

Ensuite cap sur l’Ahu Akivi, sept Moais tournés vers la mer cette fois-ci. Le site, en hauteur, est remarquable! La fin de la journée approche et, comme chaque soir, nous retournons sur le site des Moaïs près de la ville, Ahu Tahai et pour admirer les couleurs changeantes du coucher du soleil une bière à la main.

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Les seuls face à la mer
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On ne s’en lassera jamais

Lever de soleil, balade et Ahu Vinapu

Le matin, nous arrivons à sortir de nos sacs de couchage et à rouler une demi-heure en scooter dans la nuit pour aller admirer le fameux lever du soleil à Tongariki. Magique, malgré qu’il y ait pas mal de monde, mais c’est pas grave car en contre-jour ça ne se voit pas.

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Grandiose lever de soleil à … 8h30!

Nous continuons vers la plage Anakena avec l’idée de lézarder un petit peu, mais le ciel couvert et le vent nous aura fait changer de programme. La promenade sur une partie de la côte sauvage, accessible uniquement à pied, vaut la peine avec de nombreuses fleurs et des chevaux sauvages gambadant librement.

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La côte sauvage
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Les chevaux sauvages

De retour au scooter, nous terminons nos visites par l’Ahu Vinapu situé à proximité de l’aéroport et connu pour son appareillage de pierres similaire à celle des Incas (seraient-ils arrivés jusque là…?).

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Un air de déjà-vu…

Avant de prendre l’avion à minuit (?!), nous nous dirigeons vers une belle terrasse en bord de mer pour notre seul petit souper au restaurant de tout le séjour. Mais cette dernière était bien sûr fermée ce jour-là, lundi évidemment. La bonne alternative conseillée par des amis voyageurs (coucou Florence et Elliott) nous aura néanmoins permis de nous offrir un petit plaisir culinaire (avec un cocktail en plus!): une bière, un ceviche, une trilogie de poisson sur lit de purée au basilic et une piña colada. L’heure de partir étant arrivée, les propriétaires du camping nous accompagnent à l’aéroport en nous offrant même un petit collier avec un statuette de Moaï, comme souvenir.

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Moaï qui fait la sieste

Pour tout vous dire, l’île de Pâques aura été un vrai highlight pour nous. Avec tous ces mystères concentrés sur un si petit bout de terre, on ne pouvait qu’aimer. Le tourisme n’est pas trop invasif (l’avantage d’être si loin), ce qui permet à Rapa Nui de garder son côté sauvage. Bref, si vous avez l’occasion d’y passer un petit week-end de venir jusqu’ici, faites-le, ça vaut les heures de vol. Surtout si vous enchaînez avec la Polynésie Française… mais on vous racontera ça la prochaine fois!

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Moaï timide

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One Comment

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  1. En voilà de beau coucher de soleil et tout ces Moaï magnifiques ça fait plaisir a voir,un régal! Gros bisous et bonne continuation Maman Evelyne

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