Huaraz et environs

« Pourquoi, d’un coup, tout le monde nous parle en anglais ?!? »

Après la côte désertique, il était temps de monter vers le paradis du trekking: Huaraz et la cordillère blanche.

Huaraz, 3200m

Arrivés à 5h00 du matin avec le bus (horaires de m…), nous voulons prendre un taxi pour l’hostal que nous avions, pour une fois, réservé à l’avance. Dans le terminal, des chauffeurs de taxi attendent et nous en suivons un qui nous propose la course. Arrivés devant une voiture banale, nous abandonnons le type pour prendre un taxi officiel. C’est 5h du matin certes, mais faut pas nous prendre pour des idiots non plus ! A l’hostal, bonne surprise, ils nous donnent directement la chambre, ce qui nous permet de nous reposer encore un peu.

La ville est sacrément moche n’est pas très belle (mise à part les impressionnantes cordillères environnantes), c’est à dire que tous les bâtiments (y compris l’église) sont en ossature béton et murs en briques, le tout bien entendu apparent… Mais en même temps, en 1970 l’ancienne ville avait été complètement détruite par un tremblement de terre, ça excuse un peu. Quoiqu’on n’est pas très sûr que les nouvelles constructions soient parasismiques, mais bref.

La splendide ville de Huaraz
La splendide ville de Huaraz

Nous constatons aussi qu’il y a énormément de touristes, ce qui s’explique avec le fait que Huaraz est le point de départ de nombreux treks dans les cordillères aux alentours (Blanche, Noire et Huayhuash). Le point négatif est que tout le monde nous parle en anglais, même si on répond en espagnol! Mis à part quelques magasins spécialisés pour la location de matériel et des bars pour échanger les avis avec d’autres aventuriers, il n’y a pas grande chose à faire en ville. Place donc à l’activité pour laquelle nous sommes venus ici : le trekking !

Vu l’altitude, il est fortement conseillé de s’acclimater pendant quelques jours pour éviter le mal aigu des montagnes, appelé ici soroche (mal de tête, nausée, vertige, …). Nous décidons par conséquence de faire des sorties à la journée avant de s’attaquer à de plus gros morceaux.

Glacier Pastoruri, 5240m

Une fois n’et pas coutume nous prenons un tour guidé pour la modique somme de 35 Soles/personne, soit env. Fr. 12.-, qui nous permet d’accéder à un glacier situé à plus de 5000 m ! Habituellement pas fan de sorties de groupe, c’était ici la meilleure solution, car aller dans un parc national sans véhicule privé s’avère souvent très compliqué. Le bus s’arrête d’abord dans un petit restaurant devant lequel nous attendaient, par pur hasard, des dames en habits traditionnels qui vendaient des bonnets, des gants, des lunettes de soleil, des feuilles de coca (contre le mal d’altitude), etc. Ah, les tours guidés… Bon à 1 Sol le sachet de feuilles, on décide de tester.

Marché typique (et spontané)
Marché typique (et spontané)

Une fois entrés dans le parc, c’est de suite le spectacle : nous nous arrêtons au bord d’une lagune d’un bleu profond, d’un petit lac « gazeux » et découvrons les puya raimondii, sorte d’énormes fleurs/cactus (allant jusqu’à 12m de haut pour plus de 100 ans de vie) qui font partie de la famille des ananas. Le tout entouré de beaux sommets, bien entendu.

Lagune bleue à profondeur indéterminée
Lagune bleue à profondeur indéterminée
Puya Raimondii, un cousin de l'ananas...
Puya Raimondii, un cousin de l’ananas…

Le bus monte ensuite à 4800 m, depuis où on peut tranquillement et c’est nécessaire monter vers la base du glacier Pastoruri à 5000 m. Ce dernier est menacé par le réchauffement climatique et risque de disparaître dans les prochains 10 ans, mais le spectacle est encore grandiose avec sa glace qui descend dans un petit lac et le paysage lunaire autour qui présente un joli dégradé de couleurs noir, brun, rouge, etc.

Le glacier qui ne sera plus là dans 10 ans :(
Le glacier qui ne sera plus là dans 10 ans 😦
Paysage lunaire à pratiquement 5000 m
Paysage lunaire à pratiquement 5000 m

Ça commence fort pour une première balade. Malheureusement, la descente va se caractériser par une migraine fantastique pour Mélanie, le soroche fait sa première victime (le feuilles de coca n’auront pas aidé)…

Laguna 69, 4550 m

Le lendemain, réveil à 5h pour notre deuxième tour « guidé » (il se résume au transport et c’est tant mieux comme ça) vers un incontournable de la cordillère blanche, la lagune 69. Après 3h de route mouvementée et l’obligatoire arrêt dans un petit resto et son personnel qui a gagné la palme de l’incompétence pour le petit déjeuner, nous nous arrêtons cinq minutes au bord de la lagune llanganuco pour une séance photo. D’un bleu turquoise magnifique et contrastant avec les arbres à tronc orange, ça donne envie de rester plus longtemps.

Laguna Llanganuco, RAL 5018
Laguna Llanganuco, RAL 5018

Vers 10h00, on nous dépose dans un virage et on nous donne rendez-vous à 16h00 au même endroit, de quoi avoir le temps de monter à la fameuse lagune, située à 4600 m, en un peu plus de 2h30. L’ascension est assez dure vers la fin, altitude oblige, mais les panoramas offerts sont incroyables : cascades, rivières, prairies, sommets enneigés, …

Meuh!
Meuh!

Mais l’arrivée à la lagune 69 nous laisse carrément sans voix avec sa couleur et le glacier qui la surplombe ! Wow !

Laguna 69, RAL 5015
Laguna 69, RAL 5015

Après le pic-nic (on n’a même pas faim tellement c’est beau, ou alors c’est l’altitude) il est déjà temps de redescendre, ce qui est bien fatiguant aussi. Et mieux vaut y aller doucement, pour éviter les effets du mal de montagne n’est-ce pas Melanie ? Sur la route du retour, qui est déjà assez longue en soi, voici que le bus s’arrête à cause d’une crevaison… Le chauffeur est chargé de changer la roue, de nuit. Nous sommes alors les seuls touristes du bus à avoir la présence d’esprit d’éclairer le chauffeur avec nos lampes torches pour l’aider, pendant que les autres restent tranquillement assis… Epuisés, mais contents de cette belle et longue journée, nous arrivons enfin à Huaraz vers 20h. Le lendemain c’est repos et préparation du fameux trek de Santa Cruz, que nous décrirons dans le prochain article!

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One Comment

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  1. Bonjour mes chéris! Vraiment magnifique et bon courage pour la suite Je vous embrasse Maman Evelyne

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