Sucre et environs

« No es posible … »

Nous arrivons à Sucre le matin, après un trajet en bus de nuit sans toilettes (cassées) avec la compagnie El Dorado que nous ne recommanderons donc pas (surtout qu’ils nous ont assuré pendant une heure qu’ils allaient ouvrir la porte des WC plus tard…).

Sucre

Un petit déj’ sur la terrasse de l’hostal plus tard, nous partons à la découverte de la ville. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est très joli ! Bâtiments coloniaux blancs, marché coloré, places arborées, c’est très agréable.

The white house
The white house
Rue pleine de trafic
Rue pleine de trafic

Comme c’est l’anniversaire de Claudio, nous faisons des emplettes « apéro » et décidons d’aller manger un parillada familiar le soir même, en suivant la recommandation d’un guide papier et réservons une place. Plus tard, arrivés à table, on nous annonce qu’il n’est pas possible (« no es posible ») de commander la formule et que nous devons choisir à la carte. Le prix est évidemment plus élevé, ce qui nous gonfle sacrément. Nous finissons par commander en nous jurant de ne plus jamais suivre les conseils du guide du Routard (en effet les restaurant paient pour y figurer, ce qui n’est en théorie pas le cas du Lonely Planet).

Chaunaca – Maragua – Quila Quila

Le lendemain, nous laissons nos gros sacs à l’hôtel et décidons d’aller faire une excursion de deux jours dans la région à l’ouest de Sucre. Pas besoin de guide pour marcher, il faut seulement se faire déposer au début du sentier. Lorsque nous commençons à marcher il est 11h et le chemin (piste 4×4) monte tranquillement à travers les montagnes colorées. La balade est plaisante et on ne croise pas âme qui vive. Le paysages se succèdent, plus colorés que des aquarelles!

Le petit rio
Le petit rio
rouge, jaune...
rouge, jaune…
pb_Sucre et environs - 6
gris, violet, vert…
pb_Sucre et environs - 5
blanc, ocre !

La région est connue pour ses formations géologiques et on en prend plein la vue! Lorsque nous arrivons à Maragua, village situé dans un « cratère » qui n’en est pas vraiment un, nous tombons sur un tournoi de football. Nous nous asseyons au milieu des autochtones et profitons du spectacle sportif avec une bière!

Bleus contre bleus...
Bleus contre bleus…
En rouge, le "cratère"
En rouge, le « cratère »
L'église de western
L’église de western

Il y a des maisons en pierres dans lesquelles nous allons loger, le tout étant géré par la communauté. Le prix est élevé pour un confort plus que rustique mais comme le souper et le petit-déjeuner sont compris, nous ne nous formalisons pas trop. Peu après nous rencontrons deux françaises qui marchent elles aussi sans guide, plus tard encore un autre groupe (avec guide cette fois) arrive également. Pour la petite anecdote, le guide fera la morale à Massimo que ce n’est pas bien de faire la randonnée sans tour organisé…

Le soir venu, la femme qui cuisine vient nous demander ce que nous voulons manger. Ce qui est un peu une blague car elle n’a qu’une soupe à nous proposer ! Ni riz, ni œuf… Bon, si la soupe est « mur rica » comme elle dit… Nous décidons de manger à six, avec les sympathiques françaises. Lorsque la casserole arrive, nous déchantons très vite, ça sera un bol par personne, pas plus ! Un soupe de maïs avec quelques pommes de terres, sans légumes. Pour être spartiate, c’est spartiate. Nous nous enquérons du déjeuner du lendemain et apprenons que ce sera pain frit et café. La dame paraît un peu désolée et nous demande si nous voulons du riz, mais elle n’en a qu’une tasse. Nous n’insistons pas, nous avons aussi de quoi grignoter, mais nous nous doutons qu’il y a un groupe quelque part qui doit avoir un peu plus à manger…

La nuit est tombée et le spectacle de la voûte céleste, sans lune, nous laisse sans voix. Des milliers d’étoiles, la voie lactée traversant le ciel de part en part. Nous profitons pour faire une séance photo nocturne avant d’aller nous réchauffer devant le feu que nous faisons dans la cheminée.

Notre maison en pierre
Notre maison en pierre
La voie lactée
La voie lactée
Feu réconfortant
Feu réconfortant

Une nuit bien réconfortante plus tard, nous nous réveillons affamés. Le petit déjeuner sera moins frugal qu’il en a l’air, les galettes frites étant bien nourrissantes (et nous avons toujours nos provisions pour compléter). Malgré cela, le prix payé pour les chambres et la demi-pension était beaucoup trop élevé et impossible à faire baisser, car fixé par la communauté (ou alors nous aurions dû changer de village).

Nous nous remettons tranquillement en route et traversons le cratère, la lumière du matin est très belle et le chemin agréable. Nous mettrons trois heures pour atteindre le village de Quila Quila où nous devons nous débrouiller pour trouver un véhicule pour nous ramener. Malheureusement la malédiction du ventre s’abat sur Claudio, qui arrivera au village épuisé.

Dans le "cratère"
Dans le « cratère »
Mini-dunes
Mini-dunes

En chemin nous avons croisé un minibus qui faisait la route contraire et le chauffeur nous dit qu’il doit aller chercher le groupe de six personnes avant de rentrer à Sucre, et qu’il nous prendra avec si nous sommes sur la route. Tant mieux, voici une solution de secours au cas où aucun véhicule ne rentre à Sucre !

C’est là que les choses se corsent, en effet sur la place centrale, des boliviens fortement avinés (il est midi) nous accostent. Ils fêtent un truc (la statue de la fontaine…) et nous invitent à partager leur boisson (la fameuse chicha, maïs fermenté). Nous passons un petit moment avec eux, mais ne tardons pas à nous éloigner, ils ne sont pas vraiment sympathiques et deux en viennent au mains. Bon en même temps, leur taux d’alcoolémie doit atteindre des sommets !

La partie sobre du village
La partie sobre du village

Finalement un pick-up passe et nous pouvons monter derrière. Il s’agit en fait d’un architecte et d’un ingénieur qui doivent se rendre sur un chantier de barrage avant de repartir sur Sucre. Malheureusement pour nous la tentative sera avortée. Un problème sur place les oblige à rester. Nous nous retrouvons donc sur le bord de la route à attendre. Une heure plus tard, le fameux bus des six touristes arrive et nous lui faisons signe de s’arrêter ! Là, il s’arrête et nous rentrons tout contents il continue son chemin sans s’arrêter, alors qu’il est aux trois-quarts vide! Nous mettons un moment à réaliser que ce connard type nous est vraiment passé devant alors que deux heures auparavant il nous a invité à monter. Après quelques bras d’honneur (on va se gêner tiens !), on se demande quand même ce qu’il s’est passé. Le chauffeur a changé d’avis ? Le guide lui a dit de ne pas s’arrêter pour nous donner une « leçon » ? La seule chose de sûre, c’est que dans un pays où il est courant de se faire ramener par n’importe quel véhicule en échange d’un billet, il y a quand même des connards types qui laissent quatre randonneurs au bord de la route. Bienvenue en Bolivie !

Comment sommes-nous rentrés alors ? (A ce stade il est peut être plus sage que nos parents arrêtent de lire 😉 ) Une heure après le coup du bus qui ne s’arrête pas, voilà une camionnette, chouette ! Oui, une camionnette pleine des gens bourrés du village. Avec un chauffeur plus ou moins clean. Plus le choix (si en fait, le bus qui suit, mais piloté par un gars tellement plein que le choix est vite fait) si on veut rentrer avant la nuit. S’ensuit alors un trajet épique de plus de deux heures, sur une piste à ras de falaises, avec des boliviens bourrés qui te proposent des feuilles de coca / te volent tes lunettes de soleil / s’endorment sur toi / … Le chauffeur conduit bien, heureusement !

Une fois de retour, ce sera une bière et une assiette de pâtes pour nous remettre de nos émotions et un Dafalgan pour Claudio, pour qui ce voyage aura été particulièrement éprouvant!

Les trois mousquetaires
Les trois mousquetaires

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