Sud Lipez

« Si quieren bajar, pueden. Si no quieren, continuamos… »

L’incontournable d’un voyage en Bolivie est sans doute la visite du Salar de Uyuni et de la région du Sud-Lipez. Nous ne sortons pas du cadre et décidons de faire ce tour à quatre!

Tupiza

Afin d’éviter les dizaines de 4×4 qui partent en même temps depuis Uyuni, nous décidons de supporter quelques heures de bus supplémentaires en provenance de Potosí pour descendre jusqu’à la petite ville de Tupiza, d’ou partent également les circuits, mais en sens inverse. On remarquera aussi qu’à Uyuni il y a env. 120 agences alors qu’à Tupiza 25, ce qui fait une sacré différence. Après avoir fait l’apéro le tour de quelques offres, nous décidons de partir le lendemain matin avec El Grano de Oro pour 4 jours et 3 nuits (à quatre personnes plus le chauffeur/guide et la cuisinière) en parcourant d’abord la région du Sud Lipez avant de terminer par le Salar.

Et devinez qu’est-ce qu’on a mangé le soir ? Exactement : une Tupizza !

Jour 1

Rendez-vous à 6h30 pour un petit-déjeuner copieux à l’agence. Ça commence bien ! Un 4×4 Toyota rouge se parque devant, nous chargeons les affaires sur le toit, nous accommodons à l’intérieur et partons aussitôt. Après 5min de voiture, nous demandons au chauffeur/guide Erwin, que nous nommerons néanmoins Hector, si on allait chercher la cuisinière. Et là, surprise : « c’est la fête nationale, on n’a pas trouvé de cuisinière disponible, on devra faire nous-même… ». Tu rigoles ou quoi ? Non, apparemment pas. Bon, peut être qu’Hector est un grand chef, on verra bien !

Nous commençons la visite par el sillar, formations géologiques impressionnantes aux portes de Tupiza.

El sillar
El sillar
Et si on se tourne...
Et si on se tourne…
Et si on se tourne encore...
Et si on se tourne encore…

Ensuite la route continue et le paysage change, offrant des panoramas somptueux. Nous faisons quelques arrêts photos avant d’arriver dans un village (dont le nom nous échappe) pour dîner. Au menu, riz, salade, pommes de terres et milanesa de pollo. Le tout est un buffet froid mais très bon. Bon, si ça continue, la cuisinière ne va pas manquer !

L'église du village dont le nom nous échappe
L’église du village dont le nom nous échappe

L’après-midi, la route continue, mais le paysage change moins. Par contre, on voit des animaux tels que des vigognes, des lamas et des autruches !

Des autruches! Ah non...
Des autruches! Ah non…
Un bout de ciel tombé sur le sol
Un bout de ciel tombé sur le sol

On nous avait prévenu que ce serait le jour où l’on ferait le plus de voiture et, effectivement, nous sommes soulagés d’arriver le soir dans le village de Peña Barroza à 4300m pour se dégourdir les jambes. En attendant le thé et les biscuits, nous allons faire un tour et tombons sur des jeunes qui nous invitent à jouer au foot ! Sans hésiter, nous commençons la partie, qui durera au final 15 minutes. En effet à cette altitude, nous devons vite abandonner sous peine de perdre un voir deux poumons ! Le manque d’oxygène, le froid et la sécheresse de l’air nous brûlent littéralement à chaque respiration, pathétique…

Réconfort et jeu de uno autour du thé, quand Hector vient nous demander quand on veut manger. En effet c’est la fête nationale ce soir et apparemment il y a la fête au village, on sent qu’il veut y aller ! Tant mieux nous aussi, on veut bien tester la fameuse chicha et picoler un peu. On soupe donc tôt (et on commence à sentir que la cuisinière va nous manquer) et départ pour l’école où se déroule un théâtre. Dans la salle, les habitants et parents d’élèves qui applaudissent les médiocres performances de leurs rejetons. Le spectacle s’éternise, on se demande si rester mais on se motive en se disant qu’après, ce sera apéro ! A 22h, fin des festivités et début de la fête tout le monde rentre à la maison ! Quoi, comment ?! Ouais, tout le monde se casse, pas un verre à l’horizon. Dépités, frigorifiés, nous rentrons nous coucher…

"Spectacle"
« Spectacle »

Jour 2

Déjeuner à 7h et départ à 7h30. La malédiction de l‘estomac a encore frappé et Massimo n’est pas en forme. Le temps est nuageux et très venteux, mais cela ne pose pas trop de problèmes la lumière est même plus belle et les photos avec un ciel apocalyptique sont meilleures.

Oh une lagune !
Oh une lagune !

Nous commençons par marcher un peu le long de la piste en attendant qu’Hector finisse de charger le 4×4. Un ruisseau gelé entre une plaine de touffes rondelettes s’étend à perte de vue, la lumière est magnifique mais il faut vraiment un froid de canard !

#nofilter
#nofilter
Brrrr...
Brrrr…

Nous sommes contents de monter dans le 4×4, prochain arrêt la lagune blanche ! La couleur est due à une haute concentration de minéraux, on se croirait sur de la neige ! Le ciel est noir et la lumière superbe…

Photo noir-blanc
Photo noir-blanc

Nous continuons ensuite en direction de la lagune verte en passant par les pierres de Dali. Pourquoi ce nom, des pierres posées en plein désert rappellent un tableau de Salvador Dali. Bon c’est peut-être un peu exagéré, mais il y a une certaine ressemblance.

Miroir d'eau
Miroir d’eau

Nous continuons ensuite jusqu’à la laguna verde qui doit son nom et sa couleur grâce à la haute concentration d’arsenic dans l’eau. Le paysage avec le volcan Lincancabur à l’arrière est féérique, mais le vent nous fait presque tomber ! En plus il neige…

Emeraude
Emeraude
Au loin, le Chili
Au loin, le Chili

Lorsque nous continuons, nous nous arrêtons pour dîner dans un endroit où il y a une source chaude dans laquelle nous pouvons nous baigner. Sans hésitations, nous y plongeons. Bon sans Massimo (malade) et Gion (frileux) mais tant pis ! Nous profitons même de faire l’apéro dans le bain ! Après un copieux dîner de semelle de porc, nous entamons la montée jusqu’à 5000m pour voir les geysers. Les fumerolles et l’odeur forte de souffre nous accueillent, ainsi que le vent et la neige. Mais le spectacle est envoûtant !

Sur terre ?
Sur terre ?
Non, sur Mars !
Non, sur Mars !

Lorsque nous arrivons en milieu d’après-midi dans notre village de touristes (que des hospedajes…) nous laissons les sacs à dos dans les chambres avant d’aller voir le highlight : la laguna colorada.

On pourrait l'appeler lagune rose
On pourrait l’appeler lagune rose

Une lagune rose remplie de flamants (roses bien sûr), éclairée par le soleil couchant, avec un ciel d’apocalypse. Les photos sont bien plus parlantes que des mots ! Nous avons été émus aux larmes, où bien était-ce le vent ? Juste magnifique !

Arc-en-ciel
Arc-en-ciel
Le côté dramatique de la chose
Le côté dramatique de la chose
Même le volcan est rose !
Même le volcan est rose !
Même les flamants sont roses...
Même les flamants sont roses…
Oui, la nature a fait ça !
Oui, la nature a fait ça !

Lorsque nous sommes rentrés, une fois le soleil couché et les jeeps couvertes, nous avons compris qu’il allait vraiment faire froid. Et effectivement nous avons été servis : la buée sur les vitres de la salle commune gelait, le souper (des salchipapas beurk) était froid et c’est grelottant dans nos sacs de couchages que nous avons dormi. Il faut dire que les établissements sont sacrément spartiates, ici nous avions deux WC pour une trentaine de personnes…

Jour 3

Nous nous réveillons gentiment, Massimo va mieux et nous sommes prêts à affronter une nouvelle journée ! Départ pour l’arbol de piedra, une formation rocheuse en forme d’arbre (ah ouais ?!?) en plein milieu du désert.

L'arbre du désert
L’arbre du désert
Désert saupoudré de neige
Désert saupoudré de neige

Après avoir fait les malins en essayant de grimper dessus (et s’être gelé les mains), nous continuons notre route en direction de cinq lagunes consécutives, avec flamants roses svp !

Lagune (gelée)
Lagune (gelée)
Moment où on a perdu Melanie
Moment où on a perdu Melanie
Photo 345 / 8765 de Melanie
Photo 345 / 8765 de Melanie

Autant dire que Melanie n’en peut plus avec ces oiseaux. Les lagunes sont des havres de paix pour ces bêtes, d’autant plus que la plupart des jeeps prennent un autre itinéraire. Nous passons ensuite près d’un volcan qui a encore une fumerolle visible. Petite déception car nous nous attendions à voir un gros volcan avec une grosse fumée… La suite du voyage nous emmènera jusqu’au bord du salar d’Uyuni où nous allons dormir dans un petit hôtel de sel. Comme nous arrivons relativement tôt, nous avons largement le temps d’aller boire une bière sur une colline au coucher du soleil avec vue sur le salar. La soirée se passera tranquillement entre jeu de UNO et menu surprise composé de lasagnes aux oignons. Autant vous dire que nous en avons notre claque de cette cuisine immonde… Au lit tôt car le lendemain nous allons voir le lever du soleil depuis l’île aux cactus au milieu de l’étendue de sel… mais on vous racontera ça dans le prochain article !

Ca vous donne pas envie?
Ca vous donne pas envie?

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One Comment

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  1. Magnifiques images! Je vous remercie de me faire voyager au bout du monde avec vous avec humour et émotion… Je vous aiment Maman Evelyne

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